Eglise de Ger

Eglise de Ger

L’église Saint Pierre aux Liens de Ger a été reconstruite en style néo-gothique en 1862 à l’emplacement de l’ancienne église sur une élévation de terrain. Autour se trouvait un large fossé de 4 mètres.

Son clocher, situé au nord et à côté de l’église a été édifié, sur un ancien donjon.
Le cimetière, bien que déplacé vers 1855 et réaménagé en 1970 entoure toujours l’église comme le voulait autrefois la coutume.
En 1891, un escalier et deux rampes, placées l’une à droite et l’autre à gauche pour l’accès du corbillard, ont été installés au couchant devant le portail d’entrée dans l’église.
Au XXIème siècle, les derniers aménagements de la Place centrale du village ont remarquablement mis en valeur la Mairie, le Clocher, l’Eglise elle même avec, devant son portail d’entrée, un magnifique escalier en marbre gris sous le monument aux morts. Une rampe sur le côté droit permet un passage plus aisé pour les handicapés au parvis de l’église. Des parterres fleuris égaient les abords de tous ces monuments ainsi que le Foyer Municipal et les parkings.

Une tour carrée formant clocher surmontée d’une flèche, se dresse à côté de l’Eglise. Trois grosses cloches, avec inscriptions diverses et au trois quart effacées se trouvent à l’intérieur du clocher.

Une fème cloche plus petite que les précédentes est située tout au sommet du clocher, immédiatement au-dessous de la flèche et est visible du dehors. C’est la cloche de l’horloge communale qui se trouve également dans le clocher. « 
Inventaire des biens de l’Etat dont la Fabrique de Ger. 1906. A.D. : 8V17

Eglise Saint Pierre de Ger

Eglise Saint Pierre de Ger

Avant les travaux de rénovation, il y avait dans le clocher un petit escalier en bois qui permettait d’accéder aux cloches. Un portail fermait ce clocher-tour dans lequel on peut encore voir des bancs en ardoise sur la maçonnerie de chaque côté de la pièce.

Le clocher de Ger a été édifié sur une tour, ancien donjon qui commandait une fortification militaire du Moyen-âge, ceci explique sa position à côté de l’église en campanile (d’après J.F. Massié). Une rangée de corbeaux indique l’emplacement de hourds ou de mâchicoulis. Nous pouvons observer la trace de gonds dans les embrasures en pierre.
La seule partie ancienne qui subsiste est la base de la tour carrée (servant de clocher et d’accès à la nef), qui fut construite en calcaire et en cailloux roulés. Située sur l’ancien pont-levis, elle est nettement distincte de l’édifice religieux ; ce n’est que par la suite que cette construction militaire a été jointe à l’église à l’aide d’une pièce permettant d’entrer dans la nef
(d’après Pierre Bayaud, archiviste départemental).

L’An 1834 :Faire un plancher pour emparer le poids de l’horloge.

L’An 1852; Réparation à la bouche intérieure de la grande cloche pour ta somme de vingt francs. L’ancienne cloche pesait 374 K et la nouvelle pèse 401 K. On a ajouté 27 K que le fondeur a fourni moyennant 3 fie KToutes les dépenses faites par le fondeur s’élèvent à 195 fi Y joignant les 27 K à 3f, le tout s’élève à 266francs. ?
(Infos relevées dans la couverture du livre des délibérations du Conseil de Fabrique.)

L’An 1852 : La commune a contracté une dette envers le sieur Dencausse, fondeur pour la refonte et fourniture d’une cloche ainsi que le surplus de la fonte que ledit Dencausse a fourni qui est de 27 Kg, en outre le remontage de deux autres cloches avec les ferrures. Comme les ressources de la commune se trouvent épuisées il faut recourir à la vente d’une coupe extraordinaire de bois pris sur la bordure des chemins. Conseil municipal.

L’An 1856; La refonte de la cloche moyenne a occasionné plus de dépenses que prévu attendu qu ‘il a fallu ajouter beaucoup de fer à l’axe de la barre de fer qui la soutenait, il s’est trouvé très mince et il a fallu aussi changer tout le bois vulgairement appelé joug parce que celui qui existait était presque entièrement brisé. La grande et la petite cloche s’en trouvant tellement dérangées, on ne pouvait plus les mettre en mouvement. On a été obligé de les descendre pour les arranger et après leur descente, l’axe de la grande s’était trouvé brisé, il a fallu le refaire à neuf et on a du également y changer le joug et faire d’autres petites réparations à la petite cloche. Délib. du Conseil Municipal. 10.08.56.

L’An 1874 : M. le Président à exposé à la séance du Conseil de Fabrique que tes sonneurs de l’Eglise, à raison de l’insuffisance des revenus de la Fabrique avaient toujours été et continuaient à être payés au moyen d’une quête pour la sonnerie du service public, et pour le service privé au moyen d’une rétribution payée par les familles qui réclament la sonnerie. Mais l’exigence des sonneurs ayant dépassé les limites d’un usage suffisamment rémunérateur et s’étant changée en vexation, il était nécessaire de réglementer tant cette quête pour le service public que la rétribution pour le service privé. Le Conseil après délibération arrête : Les sonneurs pour la sonnerie du service public, continueront à faire la quête d’usage. Pour le service privé, ils ne pourront exiger que cinquante centimes pour les diverses sonneries qui se rapporteront à la même cérémonie. Est, et demeure aboli l’usage abusif d’exiger des pains. Les marguilliers sont chargés de veiller à l’exécution du règlement.

L’An 1882 : Achat et installation d’une horloge au clocher de l’église. H faut faire une chambre bien close pour abriter l’horloge, refaire le plancher sur lequel elle doit être installée. Placer une cloche au sommet du clocher pour que les sons puissent se répandre jusqu ‘au confins du village. CM.

L’An 1888 : Le conseil de fabrique a examiné les travaux à exécuter et a conseillé à M. le Curé de faire faire du béton sous le clocher plutôt qu ‘un sol en terre. CF.

L’An 1889 : Le clocher de l’Eglise sollicite des réparations urgentes, les pluies en ayant corrodé les murs principalement à l’aspect du couchant. CM.

L’An 1894 : M. le Curé a parlé au Conseil de son désir, qui croit-il, répondrait au désir de la population, de changer la manière de sonner les cloches, soit pour les enterrements soit pour les dimanches. Il a été approuvé par les fabriciens. CF.

L’An 1946; Importants travaux à effectuer au clocher de l’église par M. Lagalaye, entrepreneur à Ibos avec M. Pignat, architecte à Tarbes. Réception des travaux effectués en 1947. CM.

L’An 1976 : crépissage des murs extérieurs du clocher de l’Eglise par M. Choy-Prat artisan-maçon-charpentier d’Oroixpour 23¡51 francs…et remplacement d’ardoises sur le toit. CM.

Les trois cloches

A l’intérieur du clocher de Ger il y a trois cloches, on parle de la grande, de la moyenne et de la petite. Elles portent leur nom de baptême inclus dans l’invocation ou prière :
Sainte Marie priez pour nous et Saint Pierre priez pour nous.
Marie sonne l’Angélus et les deux autres sont dédiées à Saint Pierre, patron de l’église.

  • La cloche № 1, baptisée Pierre, a été fondue en 1852. Elle pèse 430 kilos,C’est la plus grosse. Elle sonne les heures et porte les inscriptions suivantes : San Petre ora prò nobis. Patacq etJ. Suzac Parrains, J.Titoy maire, J Brit adjoint J.Pascau, curé. Jbte Bergez, Bernarde Peyrou Darré bienfaitrice de l’église et du couvent Ursulin Dencausse: fecit
  • La cloche № 2, baptisée Marie, a été fondue en 1892. Elle pèse 280 kilos. P.Pédebidau maire, Célestine Larrecq son épouse, parrain Mr Jean Tapie curé. Santa Maria ora prò nobis.
  • La Cloche № 3, baptisée Pierre, a été fondue en 1821. Elle pèse 140 kilos. C’est la plus ancienne et la plus petite, elle met la note supplémentaire pour marquer les fêtes. Saint Pierre priez pour nous. P Montauban curé, P. Hiere Adjt. et Marie Casenave sre ses parrains. Titoy Mre

Avant leur première mise en service, les cloches sont baptisées. On leur donne des parrains et marraines dont les noms sont inscrits sur la cloche ainsi que le nom du curé, du maire et de ses adjoints. Y figure aussi le nom du fondeur et la date à laquelle la cloche a été fondue.